2014
Les Maîtres d’Art ont vingt ans - Espace Culturel Saint-Pierre des Minimes - 7 - 29 juin 2014 
Gravures, livres, Éditions Anakatabase, Martine Rassineux et François Da Ros, typographe, Maître d’Art.

 

2013 Salon du livre d’artiste, Thionville.




Palais de Tokyo – Les métiers d’art se mettent en scène – Journées européennes des métiers d’art. Editions Anakatabase, 
François Da Ros, Maître d’Art.


 

 

Exposition des Maîtres d'Art au Palais de Tokyo


"Le plus grand artiste restait un artisan;

l'artisan le plus humble était aussi un artiste".

William Morris - L'art et l'artisanat- 1889

1899, une année historique pour les Métiers d'Art. Dans la dynamique
de l'Exposition Universelle qui consacre l'arrivée de l'Art nouveau,
deux hommes fondent la "Société d'Encouragement aux Arts et à
l'Industrie" l'ancêtre de l'Institut National des Métiers d'Art. Il s'agit de
Gustave Larroumet, directeur des beaux-arts et Gustave Sandoz,
bijoutier de renom. Tous deux partagent la même préoccupation :
rapprocher créateurs et industriels , artistes et artisans pour
renouveler les arts appliqués

Exposition de François Da Ros, typographe, Maître d'Art au Palais de Tokyo


François Da Ros, typographe, éditeur, auteur, fils de Fioravante, menuisier-tonnelier et de Guerrina  Cruzzolin est né en 1941en Italie. En 1957, après un cycle d'études classiques, entre en typographie à l'âge de 17 ans. Suit pendant quatre ans des cours du soir d'architecture. Obtient un CAP de projectionniste de cinéma en 35 mm et tourne au cinéma "VOX". En 1962 monte à Paris et se perfectionne à l'Imprimerie Génin-Frères, la plus moderne d'Europe (plus de 3500 casses de caractères différents). De 1964 à 1978, collabore avec les imprimeurs-typographes Fequet et Baudier. Pendant quinze ans, il compose à la main de nombreux livres de bibliophilie avec les artistes, poètes et éditeurs : Picasso, Miro, Chagall, Arp, Tapies, Henri Moore, Jasper Johns, Chillida, Ubac, Tal Coat, Manessier,... Prévert, René Char, Aragon, Jean Laude, André du Bouchet, Yves Bonnefoy,...Aimé Maeght, Louis Broder, Pierre Lecuire, etc. En octobre 1983, complète sa formation générale par un CAP d'électricien - mécanicien - réparateur d'organes, et approfondit ses connaissances graphiques par la pratique de la photocompo sur matériel VIP et MAC. En 1983 il crée son propre atelier et continue la tradition du métier tout en laissant la porte ouverte à l'esprit contemporain. Il perpétue lettre après lettre, la tradition du livre entièrement composé à la main au plomb mobile en collaboration avec les artistes, les éditeurs et les poètes contemporains, conscients qu’un certain Livre pour lequel on ambitionne le Sacré, réclame l’emploi et la mise en œuvre de certains matériaux, caractères, et impose de fait une certaine technique fonctionnant au même rythme que l’homme, capable de l’accompagner avec sensibilité. La technique de la composition manuelle et l'impression typographique, outre la qualité et la définition de la lettre, sont, aujourd'hui encore, les procédés les plus souples face aux techniques les plus modernes. Elles permettent, en effet, entre l'auteur et l'artiste, entre "l'image et le texte", un dialogue sans contrainte pour accompagner la naissance de l'oeuvre. En effet, jusqu'au dernier moment et même en cours d'impression on peut toujours rectifier un regret. François Da Ros continue à défendre et à promouvoir la typographie au plomb mobile - non pas comme un vestige du passé - mais comme point de départ et base de toute culture graphique ou typographique, quel que soit l'outil contemporain que l'on emploiera par la suite. Son atelier possède plus de 20 tonnes de caractère fondeur, dont pas moins de cinquante six familles différentes. En 1998 François Da Ros est nommé Maître d'Art par Catherine TRAUTMANN, Ministre de la Culture.

 

Exposition de François Da Ros, typographe, Maître d'Art au Palais de Tokyo

 

Da Ros



T y p o g r a p h e   a u    p l o m b   m o b i l e   M a t r e   d ' A r t


Depuis 1983, date à laquelle il crée son propre atelier, François Da Ros, typographe perpétue lettre après lettre, la tradition du livre de grande Bibliophilie, entièrement composé à la main au plomb mobile ― en collaboration avec les artistes, les éditeurs et les poètes contemporains ― conscients qu’un certain Livre pour lequel on ambitionne le Sacré, réclame l’emploi et la mise en œuvre de certains matériaux, de certains caractères, et impose de fait une certaine technique fonctionnant au même rythme que l’homme et capable de l’accompagner avec sensibilité. Dans le Signe et la Lettre depuis 1957 ― ayant composé et collaboré dès 1964 à bon nombre d’éditions de qualité ― et assurant, depuis 1983, l’intégralité de la chaîne typographique dans sa propre imprimerie ― François Da Ros édite en 1991 dans la logique de cette continuité, et dans la transmission de l’héritage typographique, ANAKATABASE , ― livre Premier ―. Au-delà du parcours personnel, ce texte révèle, à soi-même, chacun de ceux qui en secret, travaillent dans la joie d’une passion partagée. La typographie, en vingt langues imprimées en rouge et noir fait ressortir les convergences et les permanences du Signe enfouies dans chaque langage ― jusqu’à la découverte de l’anakatabasien final, alphabet Sacré du typographe ― Signe virtuel avant la lettre en une sourde portée musicale. Egalement lié à la naissance et à la disparition du Signe, le graveur apporte sur dix-huit pages sa contribution à cette mouvance permanente.

 

 

ANAKATABASE en hommage au Sacré d'avant le Temps du Signe et du Verbe.
François Da Ros réalise seul dans son imprimerie les diverses phases de la fabrication d'un livre, jusqu'au brochage final et la mise sous étuis. Dans la logique de cette continuité et dans la transmission de l’héritage typographique, il édite en 1991 ANAKATABASE, livre Premier. Au-delà du parcours personnel, ce texte révèle, à soi-même, chacun de ceux qui en secret, travaillent dans la joie d’une passion partagée. La typographie, en vingt langues imprimées en rouge et noir fait ressortir les convergences et les permanences du Signe enfouies dans chaque langage, jusqu’à la découverte de l’anakatabasien final, alphabet Sacré du typographe, Signe virtuel avant la lettre en une sourde portée musicale. Egalement lié à la naissance et à la disparition du Signe, le graveur apporte sur dix-huit pages sa contribution à cette mouvance permanente. ANAKATABASE, texte inédit de François Da Ros traduit en 19 langues, gravure originale de Martine Rassineux, préface de Patrice Cauderlier, est une édition originale sur papier de Chine. Tirage à 63 exemplaires. La gravure sur papier Japon déploie au verso, sur dix-huit pages, l'empreinte de l'anakatabasien. Composition à la main au plomb mobile. Les 20 langues en lecture simultanée avec le français, s'enchaînent dans l'ordre suivant : anglais, polonais, allemand, portugais, latin, grec ancien, italien, japonais, albanais, espagnol, norvégien, tchèque, islandais, roumain, finnois, serbo-croate, danois, néerlandais, suédois et anakatabasien, alphabet sacré du typographe, virtuellement présent, dont l'intelligence appartient à l'innocente perspicacité de l'enfant.


ANAKATABASE, livre premier des éditions Anakatabase